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Rendez-vous avec le responsable Est-Ile-de-France et Seine-et-Marne du Réseau de Transport d’Electricité

lundi 26 août 2013, par Hélène Lipietz, Emmanuelle Orvain

J’ai été ravie de rencontrer un représentant de RTE à la permanence du Mée-sur-Seine. Nous avons évoqué ensemble l’avenir énergétique de la France et avons échangé sur l’importance d’un bouquet énergétique performant et viable sur le long terme.

Toutefois, Emmanuelle et moi n’ayant que rarement les compétences pour contrer les arguments qu’il a développés, j’attends vos critiques dans le forum :-)

Voir en ligne : Pour tout savoir sur l’électricité en France

Les filières d’EDF en quelques mots

Du fait de l’obligation européenne de scinder la production, le transport et la distribution d’énergie, il a fallu qu’EDF (Electricité De France) a fait le choix de filialiser la commercialisation et la production. Electricité Réseau Distribution France (ERDF) a été créée le 1er janvier 2008. En tant que gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité, ERDF exerce ses activités de service public dans le domaine régulé, avec pour objectif d’assurer sans discrimination un accès au réseau de distribution pour tous les utilisateurs.

Filiale à 100% du groupe EDF, ERDF est le gestionnaire des réseaux de distribution d’électricité pour 95 % du territoire métropolitain. ERDF résulte de la séparation des activités dites en« concurrence » des activités dites "régulées" qui elles sont intégrées du groupe EDF. La filière RTE (Réseau de Transport d’Electricité) quant à elle assure le développement et l’entretien des lignes 400 kV, 220 kV et 63 kV, et a par ailleurs la charge de la sûreté du système électrique en France.

Cela a donc permis l’ouverture des marchés de l’électricité et donc le choix de son fournisseur d’électricité, pour les consommateurs :

Depuis le 1er juillet 2007, le marché de la fourniture de l’électricité est ouvert à la concurrence pour tous les clients : entreprises, professionnels et particuliers. Chacun d’eux peut choisir son fournisseur d’électricité : une évolution majeure, dans laquelle Électricité Réseau Distribution France (ERDF) joue un rôle pivot. La permanence est bien-sûr sortie du nucléaire et a choisi le réseau coopératif Enercoop.

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Autocollant Enercoop sur la porte de la permanence
Photo - Emmanuelle Orvain

L’organisation du système français de distribution électrique s’articule autour de deux échelons : un échelon national (monopole d’ERDF, État, CRE) et un échelon local « concessif » (Autorités Organisatrices de la Distribution d’Électricité – communes et syndicats formés de communes – et organisation décentralisée d’ERDF). Ce modèle à deux échelons est unique en Europe, et trouve son origine dans l’histoire de l’électricité en France.

Les collectivités locales sont en effet propriétaires des réseaux de distribution depuis 1906 et la loi de nationalisation de 1946 a conduit à faire d’EDF puis d’ERDF (avec les Distributeurs Non Nationalisés - DNN) leur concessionnaire obligé. Ainsi, l’article 18 de la loi modifiée n°2000-108 du 10 février 2000 dispose qu’EDF et les DNN "sont les gestionnaires des réseaux publics de distribution d’électricité". Les concessions de distribution d’électricité ont été exclues du champ des dispositions de la loi Sapin applicables aux délégations de service public du fait du monopole institué par la loi aux opérateurs concernés (article L. 1411-12 du Code Général des Collectivités Territoriales).

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Dispositif à Vernou-la-Celle-sur-Seine
Photo - Emmanuelle Orvain

ERDF gère près de 800 contrats de concession à l’heure actuelle, environ 85 en Seine-et-Marne.

Sur le territoire Français, 5% des infrastructures sont sous régies locales (par exemple Metz, Strasbourg, Briançon…), EDF détient donc la gestion d’un monopole sur 95% du territoire incluant les réseaux, la répartition énergétique et favorisant la mutualisation des coûts et des ressources.

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Lignes haute tension près de Vaux-le-Vicomte
Photo - Emmanuelle Orvain

Un accompagnement visant l’optimisation

Pour assurer l’ensemble de ses missions de service public, ERDF dispose d’un maillage territorial fort qui correspond aux contraintes d’exploitation et de gestion du réseau de distribution et des services associés (dépannage, raccordement…). L’entreprise accompagne le mouvement et les choix politiques en apportant le savoir-faire de son monopole historique en infrastructures dont découle la maîtrise des coûts de l’énergie à tous les niveaux, grâce à des interconnexions locales et régionales puis nationales.

Le groupe gère également le risque "assuranciel" aussi bien à l’échelle hexagonale qu’auprès des pays importateurs d’électricité française. Cela implique une réactivité de haut niveau pour assurer la sécurité sur l’ensemble du réseau tant pour le local que pour l’exportation. L’entreprise doit maîtriser l’ensemble de la chaîne énergétique pour optimiser la diffusion tout comme la consommation et la gestion des coupures ou pannes éventuelles.

Certaines sociétés de mesures dénoncent malgré tout les nuisances et potentielles conséquences sur la santé liées à des installations EDF.

On parle de plus en plus de souveraineté énergétique et M. Page a expliqué que le modèle français était un modèle solidaire. Les tarifs sont décidés au niveau national ce qui assure à tout citoyen, qu’il habite en ville ou à la campagne, un accès à toutes les fonctionnalités électriques, alors qu’il coûte plus cher de développer le réseau dans les zones rurales qu’urbaines. Il m’a indiqué que mettre en place une autonomie locale totale serait impossible au niveau national et aurait des répercussions sur le prix général de l’électricité.

Des villes-tests sont autonomes énergétiquement, comme Montdidier près d’Arras. Cette ville, souvent présentée comme un modèle en autonomie énergétique ne peut exister sans risques puisque l’électricité ne se stocke pas et qu’il est nécessaire à tout moment d’avoir l’équilibre entre l’offre et la demande : en réalité elle injecte dans le réseau électrique autant qu’elle consomme. Notre territoire est maillé depuis l’après-guerre et les interconnexions aux réseaux sont nécessaires à un bon fonctionnement du réseau et à la stabilité de son équilibre.

La péréquation nationale

C’est un outil essentiel de cohésion sociale et territoriale qui structure l’organisation du secteur de la distribution électrique en France. Tous les clients payent le même tarif de distribution, mais pas de consommation puisqu’il est possible de choisir son fournisseur, quelque soit le lieu où ils habitent sur le territoire français alors qu’exploiter le réseau dans des zones rurales est beaucoup plus cher que dans des zones denses. C’est dans la péréquation des tarifs que réside la différence fondamentale entre les concessions de distribution d’électricité et les autres délégations de service public (distribution d’eau, réseaux de chauffage urbain, par exemple), pour lesquelles la détermination des prix, le choix du niveau de qualité et la "régulation" s’effectuent à une échelle locale. Ainsi la péréquation tarifaire serait incompatible avec des choix décentralisés de qualité dans les contrats de concession. Sachant que les tarifs seraient "péréqués" à posteriori et que les autorités concédantes ne supporteraient pas le coût de leurs demandes de qualité, elles seraient amenées à réclamer individuellement un niveau maximal de qualité, ce qui conduirait à l’explosion du système. Cela explique le monopole des infrastructures conféré à ERDF par la loi et la régulation opérée par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), sur la base des coûts constatés au niveau national.

Quelques chiffres …

  • 74 gros cœurs électriques, les Postes Sources, (10000 MVA installés) composent "les organes vitaux" en Est Ile-de-France. ERDF dans l’Est de la région francilienne, ce sont 1 700 agents pour l’exploitation et le développement de plus de 40 000 km de réseaux électriques souterrains et aériens qui alimentent les entreprises et les habitations.
  • EDF a investi en 2012, 3 milliards d’euros dans les réseaux de distribution et a embauché 2 200 personnes en 2012 avec également une large part donnée à l’apprentissage. Sans parler des emplois créés indirectement notamment dans le secteur des travaux publics. Par exemple, avecle Grand Paris, si le projet se réalise, environ 3 300 MW supplémentaires de puissance à installer en Ile-de-France. La ligne rouge Noisy-le-Grand Villejuif qui va démarrer représente 16 nouvelles gares à relier au réseau.
  • Monsieur Pages a pris l’exemple des Data Centers (je lui préfère "centre de traitement des données informatiques- CeTI) et de leur consommation énergétique : en moyenne un CeTI consomme 20 mégawatts (+ 20MW de secours), l’équivalent d’une ville de 20 000 habitants. On comprend qu’en Nord Seine-et-Marne, notamment dans le quartier Descartes, à la pointe de l’innovation numérique, Etablissement Public d’Aménagements (EPA) et élus se posent des questions sur la gestion de telles structures… D’autant plus que l’Ile-de-France est le plus gros pôle de CeTI Européen. Sans doute à cause ou grâce au prix de notre électricité nucléaire…
  • Cette zone géographique accueille notamment l’ESIEE : école d’innovation technologique, et le département soutient de longue date l’engagement dans le numérique pour améliorer les conditions de vie des habitants mais aussi pour soutenir le développement économique local
  • Sur le territoire, depuis la tempête Martin de 1999, ERDF procède à l’enterrement des réseaux à proximité de bois et forêts en priorité pour éviter les dégâts sur les lignes lors de grands vents. Aujourd’hui, une politique non volontariste (c’est-à-dire au cas par cas, lorsque c’est nécessaire, mais pas généralisée) est mise en œuvre puisque l’enjeu demeure une gestion financière fine et le coût de l’enterrement de l’ensemble des réseaux serait prohibitif (plusieurs centaines de milliards d’euros). Concernant les réseaux basse tension torsadés, c’est principalement pour l’esthétique qu’ils sont enterrés. Il faut savoir que passer une ligne en souterrain coûté 4 fois plus cher et est moins fiable à cause des sols qui ravinent, par exemple. De plus, la recherche de défauts est plus complexe et exige de « trouer » la chaussée et de déposer un "accessoire" sur le tronçon endommagé au risque d’une déperdition.
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Paysage Seine-et-Marnais, près de Rubelles
Photo - Emmanuelle Orvain

La transition énergétique : l’électricité de demain, une électricité encore plus intelligente ?

La production renouvelable intermittente et décentralisée, comme les Energies Renouvelables (EnR) et l’accueil des véhicules électriques sont deux nouveaux défis à relever pour ERDF. L’organisation comme la vision, à la fois locale et nationale du groupe sont autant d’atouts pour aller vers des réseaux plus intelligents.

  • Les réseaux de distribution ont été conçus pour distribuer l’énergie de l’amont à l’aval. Or, avec les montée des EnR, plus de 90% viennent se connecter sur le réseau de distribution, il est nécessaire de renforcer les réseaux mais encore de raccorder les installations de production qui ne se situent pas forcément au plus près des lieux de consommation et où se trouvent les réseaux (besoin de tirer des lignes)
  • Globalement, en Europe, on en arrive au phénomène du« NIMBY » (Not In My BackYard – pas dans mon arrière-cour) et qui consiste à ne pas vouloir des infrastructures énergétiques ni des moyens de production et d’évacuation, tout en voulant profiter du confort que pourraient apporter de tels travaux.

La montée des EnR nécessite par ailleurs de mettre davantage d’intelligence sur le réseau pour gérer des équilibres offres supplémentaires / demande. La gestion de l’intermittence des EnR qui ne produisent pas toujours au moment où il y a les besoins notamment à la pointe avec des variations dans la journée qui peuvent être brutales fonction des variations climatiques. 1 0000 MW d’EnR installés produisent annuellement environ 35% du temps.

On désigne souvent cette montée de l’intelligence des réseaux sous le terme de« smart-grids » (ou réseaux de distribution d’énergie intelligents). Grâce à ces technologies avancées de gestion des flux en fonction des comportements de consommation, le réseau devient intelligent et capable de "s’auto-cicatriser" en cas de panne ou de coupure.

A ce titre, ERDF à travers des consortiums réunissant plusieurs acteurs de l’amont à l’aval teste les nouvelles fonctions intelligentes du réseau sur divers démonstrateurs en France ; c’est aussi le rôle du consortium européen Grid4EU. Les réseaux particulièrement en France sont déjà "intelligents" par rapport à d’autres pays : gestion heures pleines / heures creuses, par exemple, qui permettent d’optimiser l’ensemble du câblage à la distribution.

  • Le groupe souhaite rendre le client "consom’acteur" (au sens premier, être consom’acteur, c’est agir via son mode de consommation, donc en prenant conscience de ses impacts positifs ou négatifs à court, moyen et long termes sur soi et son environnement. Ici, M. Pages sous-entendait que le consommateur allait entrer en interaction avec un dispositif technologique afin de mieux gérer sa consommation électrique) avec l’arrivée des compteurs intelligents Linky pensés pour émuler les offres des fournisseurs d’énergie (effacement pour réguler le trafic des flux électriques), mieux piloter et réguler les appels de puissance. Pour prendre l’exemple de la mobilité électrique, si 100 000 véhicules se connectent en même temps des bornes de recharge électriques dans l’agglomération parisienne (recharges rapides par exemple à 27 kV), cela pourrait faire un appel de puissance de 2 700 MW l’équivalent de deux tranches de centrales. Il faut donc parvenir à gérer la puissance du réseau pour éviter les problèmes d’instabilité, provocant pannes et coupures. Le système de compteurs communicants Linky permettra également de "mettre de l’intelligence dans les réseaux" jusqu’à la basse tension. Dans son premier Cahier Innovation et Prospective, la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) met en garde les particuliers vis-à-vis de leurs données personnelles qui pourraient être mal utilisées dans le cadre de ces nouveaux dispositifs (trop ?) intelligents. Sans compter le prix du changement : qui va payer ces petites merveilles ?

ERDF considère pourtant que c’est indispensable pour intégrer les nouvelles donnes techniques : développement de la production renouvelable intermittente décentralisée, montée en puissance de la gestion de la demande en énergie,… qui complexifient le système électrique et nécessitent de recourir aux technologies de l’information et de la communication (TIC).

Globalement, le défi des prochaines années se joue sur le raccordement. Le groupe doit donc renforcer les réseaux pour remonter l’énergie qui y "atterrit", tout en intégrant les fameux réseaux de distribution d’énergie intelligents afin que le réseau intelligent puisse palier les variations de puissance et répondre dans de bonnes conditions à la demande en énergie.

A l’étranger…

M. Pages illustrait son propos avec l’Allemagne, pionnière pour sortir du nucléaire et qui mène une expérience dont on voit les limites : en un an, la balance énergétique est passé de 13 milliards d’euros à 20 milliards d’euros.

Traditionnellement la Contribution au Service Public de l’Electricité (CSPE) permet de subventionner les EnR et repose sur les Très Petites Entreprises (TPE) et les particuliers. Aujourd’hui TPE et particuliers se liguent contre les entreprises électro-intensives car les tarifs dont elles disposent sont très avantageux, tandis que les contestataires paient le prix fort et le poste "électricité" fait partie des plus grosses dépenses des ménages et des petites entreprises outre-Rhin. En réaction à cela, les industriels menacent de délocaliser pour stopper net les mécontentements. Notre voisin est également confronté au problème du stockage de l’énergie produite. Malgré un très fort développement de son parc d’énergies renouvelables grâce à une politique incitative et volontariste, force est de constater que le nord du pays produit, tandis que le sud consomme. Mais les pics de consommation n’ont pas lieu aux mêmes moments que les pics de production. Donc l’énergie injectée dans le réseau par les producteurs l’est à "fonds perdus" si l’on peut dire.

Le levier d’action principal… Le bâti

Le parc bâti et son manque d’efficience en isolation a poussé le groupe à présenter PRECARITER dans le cadre du débat national sur la transition énergétique en présence de Delphine BATHO, alors Ministre de l’écologie du développement durable et de l’énergie et de Michèle BELLON, Présidente d’ERDF en juin 2013. Les ménages précaires n’ont pas les moyens de s’engager sur des travaux d’isolation dont le retour sur investissement se fait en 15 ans. Le site proposé par ERDF permet aux élus de comprendre quels leviers mettre en place et dans quelles conditions, afin de faciliter le paiement des factures et encourager les particuliers à faire des économies d’énergie. PRECARITER est un outil innovant pour accompagner les collectivités territoriales dans leur approche de la précarité énergétique. Ce logiciel recoupe un éventail de données publiques sur le parc résidentiel français, sur la mobilité, le transport, les ménages, leur revenu et certaines données collectées par ERDF. Il propose une approche statistique innovante de la précarité énergétique, fondée sur différents indicateurs socio-économiques comme par exemple le reste à vivre.

Quelle est la base énergétique à construire ? Avec quel bouquet énergétique ?

Le nucléaire aujourd’hui est peut-être un dispositif intéressant en termes d’émissions de CO2, quoiqu’à ma connaissance, on n’ait jamais travaillé sur l’émission de CO2 des matériaux utilisés pour construire ces mastodontes et surtout pour en sortir, mais de toute façon, la question de la sécurité reste fondamentale et est la seule question a envisagée quand on parle d’électricité… En ce sens, si des individus malveillants étaient entrés au lieu de Greenpeace, que se serait-il passé à Nogent, à 70 kilomètres de Paris ? Sans parler du problème majeur du démantèlement, qui va coûter extrêmement cher, et le prix environnemental et sanitaire de la gestion des déchets dont on ne sait que faire, puisque nous sommes incapables de les traiter.

Et puis la production centralisée d’électricité nécessite des autoroutes électriques… qui en veut près de chez lui ?

Notre électricité d’aujourd’hui ne doit pas être la ruine de nos enfants.

Le charbon est l’énergie phare plébiscitée par les lobbys chinois et d’Europe de l’Est, qui, à force de spéculations, font s’effondrer la bourse du carbone.

Les gaz et pétroles de schiste, très utilisés aux Etats-Unis et en Pologne représentent une solution de court terme qui aura de graves répercussions à long terme, sur l’environnement, comme c’est le cas dans le Ru d’Ancoeur en Seine-et-Marne, par exemple.

Si l’on pioche dans les énergies renouvelables pour mieux comprendre quel bouquet énergétique pourrait être mis en place, l’équilibre n’est pas si simple à trouver… Les panneaux solaires ou photovoltaïques sont un premier pas vers un autre avenir énergétique mais ne permet toujours pas de stocker l’énergie. Et quid du panneau photovoltaïque durable, éco-conçu, qui limite le gaspillage d’eau, fabriqué localement, facile d’entretien et dont le démantèlement ne pose pas de problèmes ? Malgré ces défauts soulignés par mon interlocuteur, j’ai pu attester que cela fonctionne, puisque mon logement est équipé d’un système d’eau chaude solaire qui me sert en été pour lave-linge, lave vaisselle et "lave personne" et en hiver préchauffe l’eau qui arrive au ballon électrique, faisant diminuer ma facture électrique de plus de 30%

Par rapport aux énergies marémotrices, leurs avancées se font discrètes. Elles sont toujours en test car le sable et le sel sont autant d’éléments avec lesquels il faut composer. Quant à des installations dans des lacs de montagnes, la piste est également testée mais la gestion de l’eau semble encore problématique et ne correspond qu’à 5 à 6% de la production d’électricité en France.

Les énergies renouvelables imbriquées les unes aux autres deviennent complémentaires et sont autant de pistes à creuser dès maintenant pour assurer l’avenir de la souveraineté énergétique et limiter l’activité nucléaire, mais la première source d’énergie, c’est celle que l’on ne consomme pas…

En tant que citoyen-ne, nous sommes déjà en mesure de faire le choix de notre opérateur d’électricité. Ce sont ces actions qui nous mèneront vers un horizon satisfaisant en matière d’énergie.

P.-S.

A Fukushima, le réacteur 3 connaît un nouvel « incident »… et l’eau radioactive continue de fuir

Pour avoir divers points de vue sur le gaz de schiste, regardez le débat du 22 h sur Public Sénat.

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