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Pour un canton cyclable

mardi 1er juin 2021, par Hélène Lipietz, Rémi ROUQUETTE

Le mandataire financier de notre binôme, Rémi Rouquette, nous a fait parvenir ses réflexions sur la vie d’un cycliste avallonnais, sans parler des petites montées morvandelles du côté de Saint André en Morvan. Cet article fait écho à notre engagement de faire de la gare d’Avallon un départ de la signalétique cycliste. Il ouvre la discussion sur les mobilités douces en Avallon.

Les mobilités douces dans le canton d’Avallon

Du point de vue de la circulation cycliste, on peut raisonnablement distinguer cinq catégories de secteurs pour lesquels il faut des réponses appropriées justifiées autant par les caractéristiques des lieux que par le profil des utilisateurs et utilisatrices, en considérant non seulement ceux qui utilisent le vélo mais surtout ceux qui pourraient être amené.e.s à l’utiliser si les conditions de circulation étaient meilleures en particulier la sécurité.

Il s’agit :

  • des petites routes,
  • des trajets y menant, surtout les sorties de ville
  • des centres villes,
  • des grandes routes
  • et des espaces pour l’apprentissage du vélo.

Les endroits les plus favorables sont naturellement les petites routes campagnardes à très faible trafic. Les moyens financiers devant en priorité être accordés aux lieux les plus dangereux et les plus fréquentés, on veillera principalement à développer une signalisation cycliste appropriée qui manque cruellement alors même que son coût est très réduit. Ces signalisations doivent notamment concourir à relier les axes cyclistes aménagés, notamment les deux canaux et à contourner les endroits les plus dangereux.

Mais un problème majeur est d’accéder à ces petites routes en partant des villes, et notamment pour les usagers touristiques depuis les gares. S’impose alors la sécurisation des itinéraires de sorties des villes, autant que possible par des voies propres. Depuis Avallon, il faudrait construire des voies propres pour relier Vassy, Pontaubert, Sauvigny etc. Des aménagements comparables sont nécessaires de Quarré vers Cussy, dans le secteur de Provency etc. En complément la transformation en piste cyclable et piétonne de l’ancienne voie ferrée devra être étudié.

Le troisième secteur à considérer est celui des centres de villes et de villages, en particulier les lieux achalandés. Ici le vélo est utilitaire. Un premier point à considérer est donc son stationnement là où l’on fait les courses, ce qui impose de créer des parkings à vélos partout où il y a des commerces, des salles de spectacles, des salles de sport ou la piscine etc. Le stationnement dans ces lieux doit prendre en compte l’usage croissant des remorques. La sécurité en ville est largement une question d’éducation de tous les usagers. Mais les équipements ne sont pas non plus négligeables. Des études devront être menées pour opter selon les lieux entre des espaces partagés (par exemple centre de Quarré-les-Tombes, de Lucy-le-Bois, d’Avallon) avec vitesse extrêmement réduite pour les véhicules motorisés et les aménagements propres et séparés (notamment le long des secteurs urbains des routes à grande circulation).

Les grandes routes, anciennes nationales posent des problèmes difficilement solubles. Elles sont difficiles et coûteuses à sécuriser et restent désagréables (pollution, bruit etc.). Le plus souvent il faudra envisager des sites propres ; sites qui devront être aménagés en laissant des espaces distincts pour les piétons. La circulation en bord des grandes routes devra rester exceptionnelle dans les campagnes. On peut néanmoins penser à cette solution de Quarré à Cussy pour ensuite créer un site en partie propre (en utilisant l’ancienne voie de chemin de fer) pour un trajet vers Sauvigny-le-Bois et Avallon, ou les petites routes (secteur de Brécy).

Enfin, il est clair que le vélo s’apprend. Pour se former en toute sécurité notamment dans la tendre enfance, il est impératif de disposer de pistes réservées, pas nécessairement très longues, mais parfaitement sûres et comportant des parties horizontales importantes, ce qui n’est pas impossible même dans ce pays vallonné (fermer par exemple la route entre Avallon et Pontaubert au-delà de l’aire de jeux).

Le vélo présente de nombreux avantages pour le canton et le département en général. Utilisé par les touristes, il génère des revenus pour les lieux d’hébergement, les restaurants, les entreprises spécialisées, sans négliger le chiffre d’affaires des sociétés qui effectueront les travaux. Utilisé par les habitants, il remplace agréablement la voiture pour bien des usages, notamment les courses quotidiennes pourvu qu’on puisse circuler et garer en sécurité. Ses bienfaits pour la santé physique et psychique ne sont pas à démontrer.

Naturellement le vélo ne doit pas se développer au détriment des piétons. En ville, la circulation sur trottoirs doit rester réservée aux jeunes enfants. Si le vélo peut parfois prendre la place de la voiture, il ne doit jamais prendre celle du piéton. À la campagne, le revêtement d’une piste cyclable étant toujours trop dure pour un randonneur, les lieux intéressants pour les randonneurs et autres marcheurs devront faire l’objet d’une attention particulière en étant doublés d’un sentier piétonnier classique.

Il convient en particulier de ne pas imiter la piste cyclable le long du canal de Bourgogne qu’emprunte le sentier de grande randonnée, Vézelay-Fontenay, totalement inadaptés aux tendons des marcheurs chargés d’un sac à dos ! (ajout de la candidate Hélène LIPIETZ)

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