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acte 2

Fort de Vaujours : cancers,

rumeurs ou réalité ?

vendredi 21 février 2014, par Hélène Lipietz, Emmanuelle Orvain

Une des inquiétudes des riverains et des opposants du projet d’extension de la carrière de gypse sur le fort de Vaujours serait l’accroissement actuellement mesuré des cancers. L’ARS dément les risques accrus de cancers… A-t-elle raison ?

Monsieur le Conseiller Général, Président de la Communauté d’Agglomération Marne-et-Chantereine, Jean-Jacques Marion a reçu un courrier à propos du Fort de Vaujours de la part de l’ARS … très étonnante et quelque peu datée.

Selon cette lettre, pour répondre aux demandes de riverains à propos des risques de cancers, une étude a été menée en 2001 par un groupe d’études formé par les DDASS 77 et 93 (aujourd’hui Agence régionale de santé), de la Direction régionales du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DRTEFP), aujourd’hui composante de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE), du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et de l’Institut de veille sanitaire (InVS). "Elle portait sur la cohorte de tous les travailleurs employés au moins 1 an entre 1955 et 1995 sur le site de Vaujours (soit 2473 personnes).

Ce groupe a analysé les résultats de la surveillance médicale des personnels travaillant sur le site de Vaujours comme indicateur indirect des effets sur la santé d’une éventuelle exposition environnementale de la population autour du site.

Le groupe a noté que l’analyse de la mortalité de la cohorte des travailleurs du site montrait globalement une sous-mortalité toutes causes et par tumeur pour les hommes, et un de décès par cancer pour les femmes comparable aux données de la population générale.

Il a conclu que le niveau d’exposition des riveraines pendant la période d’activité s’est situé au niveau des faibles doses et que les analyses réalisées pour caractériser la contamination résiduelle placent l’exposition actuelle des riveraines à un niveau extrêmement faible, non détectable."

La conclusion de ce courrier laisse rêveur :

  • le site de Vaujours, d’après l’étude menée en 2001 (cela fait tout de même 13 ans ! De l’eau a passé sous les ponts) aucun risque n’est encouru par les riverains
  • Les données de l’ARS (dans le cadre du CLS de Marne-et-Chantereine) utilisées par les opposants au projet d’exploitation du gypse sur l’ancien Fort de Vaujours, le collectif « Sauvons la Dhuis », sont sorties de leur contexte et montrent en fait qu’il n’y a pas de "surmortalité par cancer à Courtry, et que la mortalité prématurée y est même plus faible qu’en Seine-et-Marne."
  • "Aucune donnée scientifique ne permet d’établir un lien entre radioactivité du site et le cancer de la glande thyroïde."

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