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Question d’actualité

Le chalutage en eaux profondes

un scandale financier…

jeudi 12 décembre 2013, par Hélène Lipietz, Perline Noisette, Aurélien Vernet

Enfin entendus pour l’Union européenne qui s’était ridiculisée !

Vous pouvez retrouver la vidéo sur ma fiche sur le site du Sénat.

Bonne lecture

Voir en ligne : Toutes les questions d’Hélène Lipietz

Je ne suis pas une environnementaliste, mon cœur de « métier » c’est l’écologie politique… mais la crise environnementale qui commence à faire sentir ses effets planétaires, l’exploitation du vivant m’obligent à prendre à bras le corps les problèmes liés à l’environnement.

Lorsque l’écologie bouleverse mes plans

Il n’est plus possible aujourd’hui d’être un homme ou une femme politique et de ne pas avoir conscience que notre planète est, non seulement finie, mais, surtout, que ses ressources s’épuisent, souvent au profit des plus riches ou des nouveaux riches, au détriment des plus pauvres, des plus vulnérables sur le globe terrestre, mais aussi dans la société.

Mon tour de tourniquet pour les questions au gouvernement arrivant, j’avais choisi de poser comme question le problème des indices de référence : alors qu’on sait qu’il n’y aura plus en Europe « de trente glorieuses », et heureusement pour la planète, peut-on continuer à n’avoir comme seul indice politique, comme seule « ligne bleue des Vosges » le Produit intérieur brut (PIB) ?

Ne doit-on pas imaginer un nouvel indice le BIB (bonheur intérieur (ou national) brut) ou autres indices qui prennent en compte notre retard scolaire, le taux de médecins, mais aussi la qualité de nos aliments.

Certains, au groupe, trouvaient que cette question n’était pas pertinente, mais la majorité avait conscience de l’importance de lancer le débat politique : comment mesurer l’objectif de développement lorsqu’aucun développement économique n’est possible ?

Le parlement européen s’invite dans ma réflexion

Mais le Parlement européen, de 17 voix, a refusé d’interdire la pêche en eaux profondes…. [1] Et Perline et Aurélien se livrèrent à un lobbyisme digne des vainqueurs du Parlement européen : je devais, moi qui avais signé la pétition de BLOOM [2] porter cette croix, pardon ce cheval de bataille…

Ma dernière expérience dans le relais des lobbyistes écolos ne fut pas un succès sans doute parce que je ne peux me délivrer de ma vision d’écologiste politique et adopter celle d’une environnementaliste…

J’ai donc renâclé, Aurélien et Perline m’envoyant article sur article pour me montrer l’importance du sujet.

Détestant faire travailler les gens pour rien j’ai donc fini par céder. Et mercredi midi, pour une question jeudi 15 heures, je me suis mise à réfléchir au sujet.

Trouver le bon angle d’attaque

Il est évident pour moi que je ne pouvais pas poser une question relative aux pauvres bébés phoques, pardon aux pauvres poissons, requins et autres coraux massacrés… Je n’y connais rien et j’avoue que si je sais que l’écosystème a besoin de tous les animaux que l’évolution a créés, j’ai du mal à les faire passer avant l’être humain…

J’ai donc cherché un angle d’attaque qui puisse désarçonner le ministre et le forcer à s’interroger, non pas sur une question écologique, une de plus, mais sur une question sociale.

L’économie était la porte d’entrée de ma question… seul moyen pour que l’écologie ne soit pas un simple gadget aux yeux des « grands politiques » de ce monde, mais soit une « vraie » question [3].

Et Aurélien et Perline, en punition de leur mauvaise farce, ont donc passer l’après midi et le soir à me sortir les données économiques de ce scandale financier qu’est la pêche en eaux profondes…

J’ai fini d’écrire ma question à 3h30 du matin (avant il y avait bridge) donc pour 2 minutes 30 de paroles, 362 mots prononcés, il a fallu travailler à trois une petite demie-douzaine d’heures :-)

Voici ma question

Monsieur le Ministre,

à l’heure où la dépense publique est soupesée au trébuchet de la rigueur, il est scandaleux qu’un secteur structurellement non rentable, ne vive que de subventions .

Je veux parler des onze bateaux dédiés à la pêche au chalut en eaux profondes.

Une étude anglaise de New Economy Fondation rapporte qu’une telle pêche engendre une perte de 153 euros par tonne de poissons péchés.

En effet, il faut pêcher une tonne deux minimum de poissons,

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L’ogcocephalus parvusal fait partie des poissons pris dans les filets et rejetés

pour obtenir une tonne de poissons vendable à 200 euros, sur les étals d’une des dernières enseignes à proposer empereurs [4], sabres noirs et autres lingues bleues,

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Un dessin d’hoplostèthe (orange ou rouge), aussi appelé empereur, autrefois autorisé à la pêche en eaux profondes.

Et pour ce faire chaque tonne, vendable ou non, aura nécessité 920 litres de fioul.

La simple lecture d’un bilan comptable d’un armateur en eaux profondes, permet de découvrir que chaque tonne vendue génère une perte de 153 euros malgré les subventions européennes et celles sur le fioul

Sortir les chalutiers dédiés à une telle pêche, génère un coût environnemental et énergétique de 389 euros par tonne de poisson pêché au minimum.

Et si, au moins, cette pêche au chalut était pourvoyeuse d’emplois…

mais elle nécessite 6 fois moins de pêcheurs que la pêche à la palangre, moins destructrice des écosystèmes.

Un armateur de Boulogne sur mer a perçu l’absurdité économique de cette pêche, y a mis fin et est devenu bénéficiaire…

II semblerait que le plus gros des armateurs s’y livrant ait enfin pris conscience de cette réalité, et veuille changer de mode de pêche !

Certes sa conversion ne date que d’avant-hier.

S’il a gagné la bataille au parlement européen, il a, en effet, perdu la confiance des consommateurs ; et, peut-être, court-il donc derrière des concurrents plus prompts à reconnaître leurs erreurs.

Monsieur le Ministre

Alors que 772 000 pétitionnaires dénoncent le massacre des chaluts sur les fonds marins et que des appels au boycott des vendeurs d’une telle pêche se font entendre, qu’entend faire le gouvernement français, pour aider à la conversion d’une dizaine de bateaux à une pêche respectueuse de l’environnement, ce qui n’est pas le souci du gouvernement, je le crains, et moins coûteuse pour la France, tant financièrement que pour notre image de marque ?

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Le rattail, comunément appelé grenadier, chassé au fond des mers

P.-S.

N’oubliez pas d’adhérer ou de faire un don à Bloom si votre cœur fait bloom, ils ont besoin, non seulement de votre signature, de votre soutien, mais aussi de votre adhésion afin d’être considérés comme une association environnementale (2000 adhérents mininum).

- L’article concernant le débat au parlement européen.

- La table ronde de l’assemblée nationale concernant le chalutage profond.

- L’analyse des comptes de la Scapêche par l’association Bloom.

- les comptes de la Scapêche sur Infogreffe

- L’action de la nouvelle école écologiste contre une grande enseigne de distribution

L’action de la nouvelle école écologiste contre une grande enseigne de distribution

Chalut, les amis

Notes

[1En réalité le Parlement européen était CONTRE le chalutage eaux profondes !

[2Qui a donné lieu à des actions, parfois passées inaperçues.

[3Oui je sais je suis pessimiste…

[4L’empereur est interdit de pêche depuis 2010, comme me l’a fait remarquer un intervenant au forum, mais c’est tellement amusant de penser à la pêche à l’empereur dans ce temple de la république rebâti par l’Empereur Napoléon dans un château médicis…

Forum

11 Messages

  • Le chalutage en eaux profondes Le 12 décembre 2013 à 21:15, par Marianne

    Madame, est-il besoin de connaître pour protéger ? heureusement, l’argument financier permet de défendre une cause qui n’a pourtant aucune raison d’être justifiée… Comme toutes les autres défenses environnementales d’ailleurs, c’est du bon sens !

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    • Le chalutage en eaux profondes Le 13 décembre 2013 à 09:59, par Hélène Lipietz

      merci de votre lecture. Le fait de poser des questions au Gouvernement quand on est écologiste nécessite de réfléchir à la réception du message : que dire face à un gouvernement qui se moque de l’écologie ?

      Il fallait trouver un autre angle d’approche donc l’économie, j’aurais aussi pu prendre la santé, mais je n’y connais rien.

      En outre, pour pouvoir porter une question il faut qu’on soit des pro du domaine en question. Or je ne connais rien à l’environnement du point de vue technique puisque ce qui m’intéresse c’est les conséquences de la dégradation de celui-ci sur la condition humaine.

      Il m’est donc plus facile de porter une question sur l’absurdité économique de la destruction des fonds marins que sur les conséquences écologiques de celle-ci car je n’en ai aucune idée… Je pourrais devenir une environnementaliste, mais alors je perdrais de ma pertinence en écologie politique car, désolée, mon petit cerveau est quelque peu mono-maniaque…

      Enfin et surtout, le débat à l’AN a été surtout sur les conséquences écologiques, il fallait donc varier les points de vue : un même objet doit toujours être étudié sur plusieurs faces.

      La famille de l’écologie est vaste et il est nécessaire que chacun s’y retrouve.

      P.S. : vous remarquerez que le ministre ne m’a pas démenti sur mon affirmation que le gouvernement se moquait des considérations d’écologie

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  • Le chalutage en eaux profondes Le 12 décembre 2013 à 23:09, par Sibylline - Faune marine

    Si tous les EELV pouvaient participer à la défense de la biodiversité au lieu de financer sa destruction comme à la Réunion…

    http://cetacesetfaunemarine.wordpress.com/2013/08/25/les-elus-ecolos-cofinancent-la-destruction-des-requins-sur-lile-de-la-reunion/

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  • Le chalutage en eaux profondes Le 13 décembre 2013 à 09:41, par alain le Sann

    je suis un écologiste convaincu, ancien élu écologiste et ami de l’ancienne député verte Renée Conan décédée en 1992. Je peux vous certifier que la quasi totalité des élus écologistes qui connaissent quelque chose à la pêche en Bretagne sont pour le maintien de l’activité actuelle de pêche profonde. L’analyse de la NEF n’est pas sérieuse, pas plus que son analyse précédente sur les avantages de la Réforme de la PCP. Il n’y a plus de subvention pour cette pêche, elle est rentable, c’est celle qui permet à la Scapêche de continuer à maintenir ses autres bateaux non rentables parce trop vieux. Sans cette pêche, c’est le plateau qui sera surexploité et c’est pour cela qu’en défenseur de la pêche artisanale je souhaite le maintien de cette pêche du large, loin des artisans avec lesquels elle n’est pas en compétition, demandez aux pêcheurs écossais. On n’est plus dans les années 90- 2000. Arrêtez de nous parler de l’hoplostète qui n’est plus du tout pêché. Aussi étonnant que cela soit, le chalutage se fait sur des zones de vases avec des effets limités sur l’environnement, rejets limités,etc.

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    • Le chalutage en eaux profondes Le 13 décembre 2013 à 10:14, par Hélène Lipietz

      merci de votre lecture…

      voila l’exemple même de pourquoi je n’aime pas poser des questions en dehors de mon domaine de compétence : vous employez des « gros mots » que je ne connais pas : hoplostète… Je ne peux donc pas vous répondre sur les conséquences écologiques…

      Mais je peux vous assurer que la simple lecture des bilans comptables accessibles à tous, dont le lien est dans l’article ou va être mis dans l’article par Aurélien et Perline :-), vous démontrera qu’il y a bien des subventions, notamment la détaxe fioul…

      Quant à la pertinence de la lecture d’écologistes bretons sur la pêche en eaux profondes, je vous renvois à un message d’un précédent lecteur qui rappelle que les écologistes réunionnais sont ou seraient pour la destruction des requins… et que j’ai été accusée de ne pas être une vraie écolo parce que je n’ai pas assez défendu les semences paysannes alors même que j’avais été la première sénatrice à déposer un amendement en ce sens :-)

      Le fond du problème est que nous faisons de la politique et pas de l’environnementalisme, les positions politiques peuvent alors être différentes d’une simple lecture écologique des problèmes humains. Cela s’appelle l’écologie politique et c’est un travail d’équilibriste perpétuel entre la protection de l’environnement et donc de l’avenir de la planète, les réalités économiques et le bien-être humain…

      Au fait, je connais des écolo qui sont pour le nucléaire :-)

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    • Le chalutage en eaux profondes Le 13 décembre 2013 à 15:13, par Aurélien Vernet

      La question environnementale, comme l’a expliqué Hélène en réponse à votre commentaire ce matin, n’était pas l’objet de notre question. Pour approfondir les différents point de vue environnementaux, nous vous renvoyons au débat de l’assemblée nationale, que j’ai également rajouté en lien dans le post-scriptum.

      La question portait sur l’économie, et le fait que cette pêche est déficitaire, elle survit uniquement grâce aux aides européennes et française, qui sont, comme l’a rappelé le ministre Thierry Repentin dans sa réponse, strictement les même que pour les autres pêches. Elle ne génère que très peu d’emploi, 6 fois moins que la pêche à la palangre. Et ses conséquences environnementales sont potentiellement immenses, même s’il est aujourd’hui sujet à controverse à la vue des intérêts locaux et financiers.

      Dans la table ronde de l’assemblée nationale, vous pouvez écouter le point de vue du directeur de l’IFREMER qui relativise grandement la portée de l’unique étude, très partielle, qui servait de base d’appuis à tous les industriels pour soutenir cette pêche.

      Quand à l’analyse des comptes de la Scapêche et des autres industriels qui pratiquent cette pêche, elle révèle le déficit chronique de cette pêche malgré des aides colossales au regard des volumes financiers !

      Nous ne pouvons publier ici les comptes, car nous ferions concurrence à la Chambre de commerce et d’industrie qui en fait justement commerce ! :-( Un peu plus de 11€ par année !

      Nous les avons en notre possession et les tenons à votre disposition si vous souhaitez en faire l’analyse financière précise. En attendant vous pouvez également lire l’analyse de Bloom sur le sujet, mais je doute que cela emporte vôtre conviction.

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  • Le chalutage en eaux profondes Le 13 décembre 2013 à 15:06, par yoann

    Je suis étonné par votre article : « pour obtenir une tonne de poissons vendable à 200 euros, sur les étals d’une des dernières enseignes à proposer empereurs, sabres noirs et autres lingues bleues, » l’empereur n’est plus commercialisé depuis 2010 dans toute l’UE. Il est important d’être précis dans vos informations, ces imprécisions me donnent le sentiment que vous n’avez pas véritablement étudié la question mais seulement répété ce qu’on vous en a dit. J’ai lu le texte adopté par le Parlement européen il y a quelques jours. Or ce texte prévoit l’interdiction de pêcher les espèces d’eaux profondes si leur niveau de renouvellement est insuffisant (Rendement Maximum Durable). Il prévoit aussi de limiter la pêche en eaux profondes aux seules zones sableuses ou sédimentaires et l’interdit sur les zones vulnérables (où vivent notamment les éponges et les coraux). Enfin, je m’étonne toujours que lorsqu’un supermarché banni un produit de ses rayons cela "prouve" que les consommateurs ont choisi alors qu’on leur interdit d’en acheter. Jusqu’à preuve du contraire c’est quand nous décidons de ne pas acheter un produit que nous choisissent. Merci de ne pas choisir à ma place.

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    • Le chalutage en eaux profondes Le 17 décembre 2013 à 16:07, par Aurélien Vernet

      Merci pour votre commentaire,

      nous avons rajouté une note en bas de l’article qui vous donne raison quant à la pêche des empereurs.

      Toutefois, si l’empereur n’est plus vendable on peut se demander s’il le sait quand il se laisse prendre aux filets :-)

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    • Le chalutage en eaux profondes Le 8 janvier 2014 à 15:35, par Aurélien Vernet

      En ce qui concerne le règlement, plusieurs précisions importantes sont à apporter : les armateurs industriels disent en effet depuis plusieurs années qu’ils pêchent en zones sablo-vaseuses qui ne sont pas propices à espèces vulnérables. Les chercheurs ont de maintes fois répondu à cette affirmation en montrant que cela était faux. Ils ont envoyé une réponse en ce sens au Parlement pour que les arguments du cabinet de lobbying G Plus Europe qui œuvrait au nom des industriels européens ne se répandent pas alors qu’ils étaient faux.

      Vous trouverez (en anglais seulement) une réponse à cette question des fonds. Les universitaires insistent sur le fait que les espèces et écosystèmes vulnérables peuvent se trouver partout, comme l’a prouvée une découverte récente dans une zone sédimentaire, d’ailleurs intensément pêchée, qui est citée en exemple.

      Notons également que l’immense majorité des coraux se trouve répandue sur les fonds car plusieurs milliers d’espèces coralliennes vivent dans les grands fonds mais moins d’une dizaine est apte à la construction de récifs. Réduire la biodiversité des grandes profondeurs à quelques zones rocheuses où elle se concentrerait est une vision erronée de la réalité océanographique et biologique.

      Enfin, le reportage photographique de Ouest France montre que le matériel de pêche utilisé actuellement par les navires français n’est pas adapté aux zones sableuses mais bien aux zones rocheuses, ce matériel s’appelle le « rockhopper » : l’association BLOOM a révélé l’incohérence entre ces déclarations et la réalité des pratiques de pêche.

      Le règlement ne va pas du tout interdire la pêche partout sauf dans les zones sableuses ! C’est l’interprétation totalement erronée de certains élus qui ont fait une lecture très heureuse d’un règlement qui l’est beaucoup moins. Le règlement dans sa version adoptée mentionne (amendement 42 de l’article 6 a - nouveau) que « les États membres de l’Union doivent utiliser les meilleures informations scientifiques et techniques disponibles » (…) pour « identifier où se trouvent ou bien peuvent se trouver les écosystèmes marins vulnérables ». Le paragraphe 3 mentionne en effet que la pêche avec des engins de fond sera interdite dans ces zones exceptionnelles. La bataille va donc porter désormais sur ce qu’on appelle un « écosystème marin vulnérable » et sur leur identification étant donné que les campagnes océanographiques pour les cartographier coûtent bien trop cher pour que l’Union européenne puisse envisager lancer un tel programme.

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  • Le chalutage en eaux profondes Le 20 décembre 2013 à 23:53, par Philippe Favrelière

    Monsieur Vernet,

    Il serait important que vous sortiez en mer pour une campagne de pêche comme l’a proposé un armateur écossais à une eurodéputée écossaise qui avait voté pour l’interdiction de la pêche profonde…

    http://www.fishnewseu.com/scottish-news/11655-deep-sea-skipper-responds-to-mep-catherine-stihler.html

    Il faut sortir du cocon parisien et arrêtez de nous envoyer des images déformées du monde de la pêche…

    Faire dire à Mme Hélène Lipietz devant une assemblée de sénateurs et de sénatrices que les poissons de la pêche profonde sont vendus à 200 euros la tonne (soit 0,20 euro le kilo) !!!

    Même le poisson minotier des danois capturé pour fabriquer de la farine et l’huile de poisson vaut plus que ce prix ridiculement bas…

    Je vous conseille de lire cet article sur la pêche profonde :

    http://aquaculture-aquablog.blogspot.fr/2013/11/peche-eaux-profondes-blue-charity.html

    Cordialement

    Philippe Favrelière

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    • Le chalutage en eaux profondes Le 23 décembre 2013 à 21:01, par Hélène Lipietz

      Merci de votre lecture qui ne semble toutefois pas s’étendre à l’ensemble de l’article. Vous auriez alors compris qu’Aurélien ne me fait rien « dire »… mais que j’ai tout écrit, fôtes d’orthographe comprises…

      Aurélien et Perline m’ont convaincue mais pas pour des raisons écologiques comme ils l’entendaient, mais pour des raisons économiques.

      Leur seul apport a été la recherche des informations.. et c’est moi qui, dans la nuit a écrit les 362 mots de mon intervention, c’est trop court pour qu’on se partage le travail…

      De plus et surtout, comment pouvez-vous penser qu’une sénatrice se laisse dicter ce qu’elle doit dire sans vérifier ! C’est mon boulot de tout vérifier… même si en l’occurrence j’ai loupé l’Empereur mais c’est parce que le clin d’œil historique me plaisait… Vous m’avez énormément vexée :-)

      Mes chiffres viennent de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, http://www.assemblee-nationale.fr/14/europe/c-rendus/c0100.asp et en particulier Mme Hélène Bourges, chargée de campagne Océans à Greenpeace France.

      Quant à l’idée de partir en mer pour une campagne de pêche elle me serait très agréable si… elle pouvait être sous-marine et donc me permettre de vérifier, de visu, que j’ai tort…

      Quel plaisir alors pour moi de me dire que la pêche en eaux profondes fait vivre les pêcheurs sans danger pour les espèces pêchées. Hélas vous ne pouvez me trouver une telle sortie et je resterais toujours désolée de ne pouvoir aider les pêcheurs dans leur reconversion…

      Enfin je vous signale que ni moi, seine et marnaise, ni Aurélien, brestois après avoir été marseillais, ne vivons dans un cocon, et encore moi parisien, moi qui déteste Paris et qui aspire à retrouver mon Morvan (presque) natal à la fin de mon mandat !

      Bonnes fêtes

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