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Le colloque RSE de Nicomak se tenait à la Maison de la Chimie (Paris), le 22 Avril 2013, sous le haut patronage de Delphine Batho, Michel Sapin, Benoît Hamon et Fleur Pellerin.

Voir en ligne : Pour retrouver le compte-rendu intégral, Nicomak vous propose de commander en ligne les actes du colloque.

Le monde politique concerné par la RSE

Cette journée était introduite par Mme Santais, Députée de Savoie. Cette dernière a mis l’accent sur le fait que la Responsabilité Sociale des Entreprises est un thème d’une grande actualité, notamment avec la plateforme globale proposée par le Gouvernement pour organiser un mouvement ambitieux de RSE sur le territoire.

Une entreprise responsable est en fait une entreprise performante sur la durée. Même si plus de la moitié des entreprises de plus de 50 salariés déclarent faire de la RSE, il reste quelques questions à éclaircir : quels sont les enjeux de la RSE pour les entreprises qui l’appliquent, mais aussi pour leurs parties prenantes ? Et quelle politique mener vis-à-vis de cette thématique très vaste ? Mais aussi, quelle place pour la Responsabilité Sociale des Organisations (RSO) ?

Nicomak, organisateur et animateur du colloque

Myriam Boniface, la fondatrice de Nicomak, a animé les débats toute la journée. Elle a souligné l’importance de trouver comment reconnaître les entreprises responsables en France et en Europe. Elle assure aussi que la RSE peut devenir – et ça serait souhaitable – un véritable levier de croissance.

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L’équipe organisatrice
Photo - Equipe Nicomak

Le colloque a été pensé par Nicomak et ses partenaires EthiFrance, Label Lucie, MicroDon, Novethic, Réseau Entreprendre pour être un lieu d’échanges entre différentes sphères (artistique, politique, économique…).

Le point de vue de Novethic, média spécialisé dans la RSE et l’Investissement Socialement Responsable (ISR)

Mme Husso-Traoré a souligné que depuis 2001, la France était un pays précurseur en matière de RSE. Aujourd’hui, le reporting reste un enjeu fort puisqu’il diffère souvent entre ce qui se passe dans les bureaux et ce qui se passe sur le terrain.

Le point positif est la prise de recul possible depuis les douze ans que la RSE est appliquée dans les entreprises et les organisations. Un véritable « paysage RSE » se dessine, même si initialement la loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE) de 2001 voulait voir figurer les commentaires des parties prenantes, chose qui reste rarement faite.

Les entreprises ignorent encore aujourd’hui comment s’y prendre et si elles sont assujetties ou non à la loi NRE. Leurs investisseurs et les conditions de réponse aux appels d’offres les poussent souvent à agir, à amorcer le début d’une démarche.

C’est dommage et dommageable de procéder ainsi, car on n’a plus la sensation de fédérer et de mobiliser autant qu’en 2007, et le véritable élan d’alors se dégonfle. En même temps, il s’agit d’une problématique complexe, puisqu’il faut conduire stratégiquement l’entreprise dans sa globalité en opérant des arbitrages forts.

La RSE n’est pas non plus du greenwashing. C’est au contraire un moteur de cohésion dans l’entreprise. Il s’agit de faire corps avec la marque en interne et en externe. C’est également un fort moteur d’attractivité pour les jeunes générations. On peut dire que c’est aussi un gage de crédibilité, même si bon nombre de consommateurs ressentent et expriment souvent une certaine défiance vis-à-vis des projets des entreprises.

Les divers scandales auxquels nous sommes actuellement confrontés sont en quelque sorte une prise de conscience des consommateurs qui ne se contentent plus d’acheter uniquement une marque. Ils se renseignent sur la traçabilité, les lieux de production du produit fini. Cela bouleverse en profondeur les modes de consommation établis et un gros travail de sensibilisation et d’information du consom’acteur est à mener.

Autrement, la question de la labellisation est un thème important en ce qui concerne la RSE. Comment réussir à identifier si l’entreprise a mis en place les bons outils, les moyens qui garantissent sa chaine de production / fabrication / commercialisation ? Est-ce que l’entreprise a fixé des objectifs atteignables en fonction d’un bilan mesuré grâce à des indicateurs précis ? De quels indicateurs parlons-nous ? Quelle communication doit-elle mener par rapport à cela, vis-à-vis des marchés financiers, entre autres ? Comment, grâce à la RSE, l’entreprise peut remettre en cause des dogmes financiers ?

Une directive européenne propose de mettre en oeuvre un « reporting extrafinancier », et c’est là que le lobbying commence. Cependant, cela ne fait pas sans que les entreprises définissent elles-mêmes ce qui doit figurer ou non dans ce rapport : cela ne répondrait en rien aux attentes des parties prenantes (Organisations Non Gouvernementales…).

En tous cas, la RSE ne se conçoit pas uniquement au niveau français - où elle va devenir un enjeu compétitif majeur - ni européen. Il est impératif d’avoir une vision globale, planétaire de cet enjeu.

L’exemple de la RSO dans le système hospitalier

M. Valletoux, Président de la Fédération Hospitalière de France (FHF)

Le monde hospitalier est un monde profondément humain. En cela, la RSO est de mise pour (faire) accepter les différences au sein du personnel, mais aussi pour faire face à la montée en puissance du rôle des usagers. Vient ensuite la gestion des finances, des pollutions et des consommations énergétiques. La mise en place de systèmes de rationalisation de la dépense répond aux attentes des hôpitaux et est un bon outil pour faire baisser le déficit hospitalier. Il existe au sein de la FHF une volonté d’améliorer le système de santé en faveur des usagers en limitant les opérations inutiles, tout en améliorant continuellement les conditions de travail des professionnels du secteur. Au-delà de ces relations humaines, la RSO demeure un bon moyen d’ancrer l’hôpital au niveau territorial. Territoires avec lesquels une grande réflexion est menée quant à la cohérence et l’implication des établissements de santé.

Les hôpitaux publics sont amenés à tisser des partenariats « public-privé » et aimeraient initier une amélioration des parcours de soin pour les usagers. Derrière ces ambitions se cache un défi éthique et 80 critères sont répertoriés dans un « baromètre » de performance globale, environnementale, économique et sociale pour mesurer valoriser les bonnes pratiques des établissements exemplaires.

Table ronde n°1 - Pourquoi doit-on inciter les entreprises à être responsables ?

Participants : Jean-Marc Boni – Président du Directoire de La Nef, Stéphane Lagarge – Directeur Général France Steelcase, Emmanuel de La Ville – Directeur Général EthiFinance, Isabelle Perru-Poupon – Déléguée Générale FEP Ile-de-France

L’entreprise Steelcase est le numéro 1 mondial d’aménagement d’espaces tertiaires avec 10 000 employés dans le monde, et une forte présence en France. C’est une entreprise à capital familial depuis 85 ans sur 100 ans d’existence. Volonté de rester une entreprise familiale et sociale. L’objectif de Steelcase est de « créer des expériences de travail mémorables ». Dans un métier aussi concurrentiel, on peut sortir par le haut grâce à l’innovation technologique mais au-delà de ça, grâce à une innovation produit basée sur le principe du craddle to craddle - Steelcase est à l’origine d’un siège de travail écoconçu - et les talents du personnel.

La société financière La Nef propose des solutions d’épargne et de crédit. Cette coopérative de 35 000 sociétaires s’engage dans des projets respectueux de l’Homme et de l’environnement, avec une exigence de transparence totale. Elle possède un « coût du risque » identique à celui d’une banque classique mais elle soutient 35 à 45% de création d’entreprises de petite taille.

EthiFrance est une SCIC spécialisée dans l’évaluation de RSE et l’analyse extrafinancière : gouvernance, risques sociaux, environnementaux.

La Fédération des Entreprises de la Propreté d’Ile-de-France représente 25 000 entreprises dont 95% de PME, soit 400 000 salariés dans la propreté du bâtiment. Avec un fort taux de main d’oeuvre peu ou pas qualifiée, constituée de nombreux primo-arrivants sur le territoire, ce secteur connait un problème de multi-employeur et de temps partiel. Créer du sens autour d’une activité contraignante et utilisant peu de technologie est essentiel. Aujourd’hui, 300 entreprises sont engagées dans la démarche RSE grâce à un outil d’autodiagnostic et de reporting chiffré créé par la fédération, et 60% des salariés sont formés ou en cours de formation.

Peut-on imaginer vivre dans un monde d’irresponsabilité ? A quoi sert l’entreprise ? Est-ce qu’elle répond durablement à une demande de la société ou est-ce qu’elle répond de façon rentable à une demande solvable ?

Etre responsable de la personne (de façon globale). Une entreprise doit être durable, viable. Elle doit être responsable ou ne doit pas être.

On observe depuis longtemps une contradiction entre le focus à court terme et celui à long terme. Les problèmes d’irresponsabilité ces 30 dernières années ont laissé la priorité à l’actionnaire qui engendre la grosse « mutation » - pour ne pas dire « crise » - dans laquelle on se retrouve et qui pousse à réagir en rééquilibrant l’ensemble des différents facteurs, en devenant responsables.

Lorsqu’une entreprise entreprend une démarche RSE, cela a une incidence sur le travail fait avec les fournisseurs et qui pousse à être communément plus performants, plus innovants grâce à un maillage plus étoffé en local. Tout cela se pense en réseau, se fait avec le temps et la prise de conscience collective de cette responsabilité. La performance s’entend sur le long terme et en fonction des impacts sur l’environnement les parties prenantes.

Aux vues de ces démarches, on peut dire que la RSE ressemble souvent plus à un investissement : il faut avoir les moyens de ses ambitions.

Si l’on compare la mise en oeuvre de la RSE dans divers pays d’Europe, on note des différences culturelles, même si le pilier commun demeure la recherche de sens. Les salariés des pays anglo-saxons prennent facilement des initiatives, par exemple. En France, ils attendent que l’entreprise porte un projet auquel ils adhèrent. Il y a là une faiblesse de l’initiative individuelle, mais un vif engagement et une volonté de participer une fois que le projet est adopté par l’ensemble des collaborateurs. De même, lorsque l’on évoque la notion de RSE en France, elle est souvent assimilée au volet social, tandis qu’en Angleterre on est sur la gouvernance et en Suisse sur l’aspect environnemental.

Une forte sensibilisation reste à mener auprès des entreprises, et surtout celles qui n’ont pas d’obligation pour les projeter vers l’innovation et une nouvelle économie. Il faut repenser le business. Aujourd’hui doubler le chiffre d’affaires ne fait plus bouger grand monde dans les sociétés.

La RSE permet d’avoir une autre performance : efficience, création de valeur ajoutée car partagée ; qu’elle soit mise en place en entreprise, en collectivité territoriale, en centre hospitalier… La volonté politique est indispensable. Sans compter qu’il semble très nécessaire d’intégrer les impacts positifs de la RSE dans le modèle comptable des entreprises pour faire le pont entre un monde de financement et l’éthique, les valeurs.

Intervention de M. Gantelet, Commission Européenne – Stratégie politique à la Direction Générale Entreprise et Industrie

La question de la RSE n’est pas nouvelle. Une première commission s’est réunie en 2006 et l’autre en 2011. La définition d’une entreprise responsable a d’ailleurs été élargie en 2011 par la Commission Européenne. L’évaluation des impacts des entreprises sur la société et l’environnement est intéressante.

La RSE correspond à une vraie demande : près de 80% des européens se montrent intéressés pour savoir ce que font les sociétés. Leurs préoccupations majeures sont la corruption, la pollution environnementale et les ressources humaines.

Un problème culturel persiste, quant au niveau d’information auquel ont accès certains citoyens (les Danois se sentent très bien informés, tandis que les Français et les Espagnols n’ont pas cette impression-là). Un Eurobaromètre est mis en place pour jauger l’importance des entreprises responsables. L’union Européenne n’est pas en reste quant à l’incitation, en mettant en place un plan d’action d’encouragement au développement de cette démarche, en créant un réseau de PME pour inviter à l’échange, en instaurant un code de bonnes pratiques… L’Union suggère également d’opérer certains choix, comme la prise en compte des PME dès le départ dans la RSE ou bien les soulager de toutes ces normes, parfois lourdes à appliquer. Par exemple, les micro-entreprises en sont exemptées. Evidemment, un soutien législatif est un bon appui pour avancer, même s’il faut jongler entre les différences culturelles ou de développement, et les législations nationales.

Table ronde n°2 - Quelles sont les initiatives européennes pour démontrer la responsabilité ?

Participants : Sophie Auconie - Députée Européenne UDI, Pervenche Berès – Députée Européenne PS, Philippe Boulland – Député Européen UMP, Antonio Manganella – Chargé de mission Plaidoyer RSEE pour CCFD terre solidaire, Bruce Roch – Directeur RSE du Groupe Adecco France

Aujourd’hui, en partant de l’objectif d’une définition commune, harmonisée et claire de la RSE donnée par l’Union Européenne, les entreprises peuvent s’acquitter de la RSE en recensant, limitant et gérant de façon optimale ses impacts négatifs. Mais quel est le rôle de l’Etat pour clarifier la RSE ? Comment mieux définir les entreprises concernées par la RSE ? Quid d’une définition européenne de « l’entrepreneuriat social » ? D’ailleurs, qu’est-ce que l’entreprise ? C’est une notion complexe, puisque la question juridique se pose systématiquement au niveau transnational.

La notion de « transférabilité » existe en Europe en développant une culture commune autour d’initiatives prises au plus haut niveau et adaptables en local, avec des axes différenciants selon les pays ou c’est appliqué. La mise en commun permet évidemment de mieux anticiper et d’avoir un degré d’exigences supérieur à la réglementation Européenne.

L’idée de réglementer et de rendre obligatoires certaines démarches devient très intéressante lorsque l’on connaît les comportements de grands comptes dans et en dehors de l’UE. Cela permettrait d’arrêter de se cacher derrière cette notion de RSE et de s’en servir comme d’un alibi. Il faut penser à de nouveaux modèles économiques en incitant la finance à investir le terrain du social et du solidaire. Le Fonds Entrepreneuriat Social Européen permet en cela d’encadrer, d’être activé comme levier économique. On peut également encourager les entreprises à se doter d’outils plus ambitieux tels que l’épargne salariale, les outils de défiscalisation ; et surtout amener les investisseurs à changer de mentalités pour agir en faveur d’une économie réelle. La pression des consommateurs, particuliers ou entreprises, se fera sentir tôt ou tard, impliquant un niveau d’exigence élevé, et une demande hautement qualitative.

Table ronde n° 3 - Comment bénéficier d’une reconnaissance « entreprise responsable » sans créer un énième label ?

Participants : Arnaud Berger – Directeur Développement durable BPCE, Muriel Fagnoni – Vice-Présidente Executive BETC, Sylvain Guyoton – Vice-Président Services EcoVadis, André Hémard – Vice-Président CSR Pernod-Ricard

Comme le constate Pernod-Ricard au quotidien, si l’on considère la RSE sous l’angle de la norme (non certifiable) ISO 26000, l’entreprise s’engage en continu dans la norme de la crédibilité. Grâce à un travail avec les parties prenantes et en suivant un plan d’action concret : l’entreprise dans son ensemble est alors en quête d’excellence dans sa responsabilité et implique ses interlocuteurs. L’intérêt pour un grand compte de repenser ou d’impulser sa démarche RSE à l’heure actuelle permet d’être crédible vis-à-vis des organismes institutionnels, certes, mais aussi de recréer le lien de confiance avec ses clients en visant l’honnêteté, la transparence et la sincérité. On observe de façon générale une inadéquation entre le monde de la finance et ce qui se passe sur le terrain.

Pour Muriel Fagnoni, on passe de l’ère du greenwashing – où les entreprises repeignaient leurs vitrines en vert – à l’ère du goodwashing dans laquelle toutes les bonnes pratiques sociales font l’objet de publicité et donc de vérifications. On est à présent sur la marque « employeur ». De façon générale, on peut répertorier les PME en quatre grandes catégories : celles qui font (consciemment), celles qui font sans le savoir, celles qui ne connaissent pas et celles qui surfent sur la vague verte et bleue. Les grands comptes, quant à eux, sont devenus plus raisonnables parce qu’ils ont été contraints plus tôt à effectuer la démarche.

Le problème demeure la jungle des labels qui s’étend de jour en jour et qui perd le consommateur. Il faudrait envisager une communication plus qualitative, même si les labels sont positifs puisqu’ils témoignent de la mise en place futures normes.

Beaucoup d’entreprises ont envie de communiquer de manière plus transparente avec leurs cibles, et bon nombre ont les moyens de le faire. Le problème principal restant les ressources à déployer pour diffuser l’information dans tous les nouveaux canaux de communication.

Vu de l’extérieur : le label peut troubler la lecture du consommateur, mais il pourrait aussi être un critère d’efficacité pour en tirer les meilleurs effets de levier et en redistribuer une partie aux pouvoirs publics. Sachant qu’en interne, la mise en place d’un label peut devenir un bon outil de pilotage, de communication et commercial. L’idéal serait de coupler la labellisation à des garanties financières. Les labels ont donc une valeur car ils témoignent de l’existence d’une démarche mais ils devraient être croisés avec l’idée de performance pour différencier les entreprises référencées sous un même label.

Table ronde n°4 - Quels engagements le monde économique et politique peut-il prendre pour faire avancer la reconnaissance des acteurs responsables ?

Participants : Geroges Fontaines – Réseau Entreprendre et Technée, Alan Fustec – Directeur Général du label Lucie, Claude Gruffat – Président de Biocoop, Daniel Lebègue – Président de l’ORSE, Philippe Noguès – Député du Morbihan, Béatrice Santais – Députée de Savoie

Pour Philippe Noguès, le rôle des politiques en matière de RSE se situe entre l’incitation et la coercition. La RSE doit permettre à l’entreprise de trouver un équilibre entre la viabilité de l’action et limiter le fardeau administratif que cela peut devenir. Deux outils existent pour reconnaitre les entreprises RSE, sans parler de créer un nouveau label : le rapport financier (outil fiable, certification) et la notation sociale (le potentiel ISR).

Devoir d’exemplarité de l’Etat : les organismes publics ne sont pas toujours engagés. Quid des entreprises publiques (AREVA, etc.) ? L’intégration de critères extra-financiers dans les appels d’offre montre quand même une volonté d’agir dans le bon sens et d’impliquer les acteurs qui sont au service de l’Etat, des collectivités. Les modèles coopératifs sont visiblement empreints de cette démarche RSE, qu’ils se situent dans l’agriculture biologique ou dans l’Economie Sociale et Solidaire. Chez Biocoop, par exemple, on s’appuie sur des valeurs fortes telles que la coopération, la transparence envers l’ensemble des parties prenantes et l’équité, la co-construction de quelque chose de nouveau et d’innovant pour viser une cohérence sociale, économique et environnementale. Un sondage mené par Réseau Entreprendre a récemment été mené auprès de 10 000 entreprises sur le terrain. 4 000 d’entre elles ont répondu au questionnaire, ce qui en soi est déjà encourageant. Le problème identifié reste que chaque entité a ses propres critères d’évaluation, ses propres indicateurs pour analyser son cheminement. Il faut parvenir à transmettre les bonnes pratiques et l’exemplarité via l’utilisation de « baromètres » unifiés pour une meilleure cohérence.

La RSE en quelques mots

Pour conclure, on peut donc dire que la RSE est un cheminement, une philosophie, qu’elle doit être portée par le chef de l’entreprise et qu’une volonté politique doit appuyer cette démarche. Globalement, un grand nombre d’acteurs doivent être impliqués dans l’action pour réussir à avancer ensemble de façon intelligente et intelligible. Restant pour certains un cache greenwashing, elle est pour d’autres autant de prétextes qui servent à avancer et à faire avancer le monde de l’entreprise et la société dans son ensemble. Intégrer les principes de la RSE dans les petites entreprises est très important étant donné le maillage du tissu économique qu’elles constituent. Les modèles des SCIC et des SCOP ou autres CAE semblent pertinents à l’heure actuelle, même si l’Economie Sociale et Solidaire n’est que l’une des facettes de la RSE.

Comme l’a dit Alan Fustec, le foisonnement des idées auquel nous sommes confrontés est l’inconvénient majeur de la mutation que nous sommes en train de vivre. Une sélection naturelle se fera par la suite et permettra d’épurer les analyses et les indicateurs, puis les pratiques à appliquer.

P.-S.

Quatre œuvres de Maud Louvrier, artiste plasticienne et chercheure étaient exposées.

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Oeuvres de Maud Louvrier
Photo - Equipe Nicomak

Ses toiles avaient pour ambition de faire parler les bavards et les petits descriptifs qui les accompagnaient étaient d’une clarté limpide : comment grâce à un morceau de papier coloré et du tissu blanc découpé, faire ressortir les émotions les plus primaires ? Comment peut-on toucher la corde sensible des humains pour les rendre curieux de s’intéresser quelque peu à Terre et à son ou ses devenirs ?

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