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Visite de la délégation parlementaire de Micronésie

Première visite officielle en France

vendredi 5 avril 2013, par Aurélien Vernet

Les groupes d’amitié du Sénat permettent à chaque sénateur qui y adhère de développer des liens avec les parlementaires d’autres régions du monde. C’est dans ce cadre qu’une délégation parlementaire de Micronésie est rendue en France pour la première fois de l’histoire des relations interparlementaires. En 2010, une délégation sénatoriale s’était rendue dans cette région du Pacifique.

Voir en ligne : Le dernier compte-rendu d’activité du groupe interparlementaire

La délégation micronésienne eut un programme chargé, comme vous pourrez le constater avec le programme de visite ci-dessous.

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Programme de la visite de la délégation micronésienne

J’ai demandé à représenter Hélène lors de la réunion de travail du Sénat entre la délégation et les parlementaires membre du groupe d’amitié.

Je vous donne ci-dessous quelques éléments abordés lors de cette rencontre, mais au préalable il convient de prendre la mesure du contexte de ce petit territoire composé de multiples îles :

La Micronésie est un petit état fédéral du pacifique composés de 607 îles réparties sur 2 900 km, ces îles représentent une superficie de 702 km², abritant un peu plus de 100 000 habitants.

Il s’agissait de la première visite officielle d’une délégation parlementaire micronésienne en France. Ceci se comprend si l’on sait que le pays n’est indépendant que depuis 1990.

La Micronésie souhaite développer des relations de coopération avec la France, qui est présente dans la zone, notamment grâce à la Polynésie française. La préoccupation des parlementaires micronésiens est éclairée par l’histoire, ils ont personnellement contribué à l’indépendance de leur pays, à la rédaction de sa constitution, et ils sont profondément attachés aux valeurs de liberté, aux droits de l’homme, au respect de l’environnement. A l’heure actuelle, ils développent des relations économiques et culturelles avec la chine, qui leur offre notamment une cinquantaine de bourses étudiantes par an. Ils en sont reconnaissants, mais ils souhaiteraient développer l’enseignement du français, ainsi que les échanges étudiants, afin de populariser la culture française et ses corollaires en terme de droits de l’homme, de liberté et de principes politiques.

Ils ont une part d’histoire commune avec la Chine, lorsque les parlementaires français sont venus, ils ont visité l’une des plus anciennes cités de l’archipel qui s’appelle « Nan Madol ». Lorsque la délégation de Micronésie est allée visiter la Chine, ils ontdécouvert une cité très ancienne construite avec les même technologies que celle de Micronésie. La sonorité du nom chinois (dont je n’ai malheureusement pas la transcription en français ou en phonétique), ressemble énormément à celui de Micronésie.

Ils sont fiers de la stabilité politique de leur pays en comparaison de celle des îles Fidji toutes proches, par exemple, qui ont connu, depuis leur indépendance, cinq constitutions et trois coups d’États militaires.

En terme d’échanges, ils souhaitent coopérer sur des sujets comme les énergies renouvelables, l’environnement et la pêche. Ils sont naturellement en première ligne pour le changement climatique. Ils espèrent être au début d’une relation longue et fructueuse entre notre parlement et le Sénat en particulier.

Ils développent des relations bilatérales avec leurs voisins (Australie, Nouvelle-Zélande, États-Unis). La France apporte son concours à la protection de leurs zones de pêche. Ils ont besoin de transferts de compétences techniques afin d’être progressivement en mesure d’assurer eux-même ces fonctions.

En matière sanitaire, lls souffrent de problèmes d’obésité suite à un changement de la culture alimentaire après la seconde guerre mondiale. Ils ont reçu certains aliments en provenance des États-Unis (croupe de dinde, spam, …) que les américains ne consommaient pas. Les micronésiens s’y sont accoutumés, et il est difficile aujourd’hui de rendre efficace des politiques publiques de santé alimentaire, puisqu’elles contredisent en partie la culture alimentaire actuelle. Le travail des femmes empêche un retour de la cuisine traditionnelle très consommatrice de temps.

Au niveau culturel, ils ont créé un musée traditionnel à Yap. Ils souhaitent développer l’éducation et un musée national. Ils souhaitent approfondir la coopération autour des énergies renouvelables. Il existe sur ce point une similitude avec les problématiques rencontrées par la France du pacifique.

La délégation micronésienne dans la bibliothèque du Sénat

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