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Nos déchets ne s’évanouissent pas dans la nature

ou comment nos attitudes peuvent être écologiques…

jeudi 28 octobre 2004, par Hélène Lipietz

article vieux d’une dizaine d’années, dont je ne connais plus l’auteur, mais qui est une des bases de mon engagement environnemental…actualisé au fils de mes lectures et découvertes d’élue régionale

Faut-il rappeler que nos déchets d’aujourd’hui étaient une richesse hier (en 1921, 200 bouteilles vides étaient estimées pour 10 francs-or,le prix d’une lessiveuse, dans les successions) et que nos déchets d’ici sont sources de revenus dans les pays les plus pauvres (les pauvres parmi les pauvres risquent leur vie pour trouver, dans les montagnes de déchets, les richesses que nous rejetons), parfois au péril de leur vie : un ouvrier sur six des usines de démontage des bâteaux en Inde est atteint d’une maladie professionnelle mortelle due à l’amiante (source greenpeace).

Alors il convient non seulement de recycler mais d’avoir conscience que même recyclés, nos déchets polluent !et donc de toujours préférer le durable !

Les déchets ultimes, incinérés, sont producteurs de dioxines et d’effets de serre.

Face à la pollution visuelle qui m’agresse, même dans les plus belles forêts francilliennes, je ne peux pas oublier la pollution atmosphérique et je préfère prendre ma gourde recyclable que d’acheter une bouteille en plastique qui ne peut servir qu’une ou deux fois, sans compter les mouchoirs jetables …

Le mouchoir :

Jetable ? A voir. On le nomme « mouchoir jetable ». Mais cela ne signifie pas qu’on peut le jeter n’importe où ! et certainement pas dans la rue ou dans la nature. Car il faut tout de même 3 mois à ce petit carré de papier pour se transformer en eau et en gaz carbonique.

Le ticket :

Un petit costaud. Par temps humide, le ticket de bus sera longuement rongé par les bactéries et les champignons. Sa dégradation sera rendue encore plus difficile par temps sec, surtout s’il est doté d’une bande magnétique. Même quand vous l’avez transformé en grenouille, pourq qu’il saute au cou de votre professeur ou de votre adversaire politique, il met toujours autant de temps à disparaître.

Sans parler des horreurs que sont les papiers de forfait de ski ! Is sont ni biodégradables, ni recyclables. Le ski de piste déjà pollue beaucoup les paysages, sonorise la montagne et assèche les vallées avec les lacs de retenue pour fabriquer la naige, alors en plusles forfaits… heureusement, il reste encore le ski de fond et le ski de randonnée, depuis que les peaux de phoque sont en… nylon.

L’allumette :

Une longévité inattendue. A priori, on l’a croirait inoffensive. Même si elle est fabriquée de bois de peuplier, il faudra attendre 6 mois pour que la nature absorbe définitivement une allumette de moins d’un gramme.

Le trognon de pomme et la peau de banane :

Utile mais lent.Il ne devient pas compost en deux temps, trois mouvements ! Plus le temps est sec, plus la dégradation est lente. Ainsi, le fruit peut se dessécher durant 6 mois avant de se transformer en engrais.

Non seulement un trognon de pomme pourrissant est visuellement laid, mais il est aussi dangereux sur le pavé au même titre qu’une peau de banane qui elle se décompose en 8 à 10 mois !

Le mégot :

C’est le filtre qui résiste. Non contents d’empoisonner l’atmosphère et les poumons, les cigarettes saccagent la nature. Tabac et papier disparaissent en 3 ou 4 mois, mais le filtre, lui, résiste aux enzymes des bactéries et mettra entre 1 et 3 ans pour disparaître !

Le chewing-gum :

Inoffensif mais tenace. Son mélange de gommes, de résine, de sucre et de colorant le rend non toxique pour l’environnement. Mais, en se collant n’importe où, il pollue visuellement le paysage et ce, pendant 5 ans.

l’emballage de barre de céréales :

Un petit coup de barre, allez hop, une barre de céréales. mais l’emballage n’est pas recyclable donc il faudra le bruler, bonjour la dioxine… et dans la nature, n’en parlons pas : 100 ans à 450 ans.

Alors autant manger directement des dattes, des raisins secs des noix ou des noisettes à la coquille biodégradable pure, c’est aussi reconstituant, cela coûte moins cher et c’est moins gras !

C’est bon pour notre corps et pour la nature.

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La canette :

En alu, elle en prend pour 100 ans. Deux minutes pour la vider … L’oxydation totale d’une canette en acier prend environ 8-10 ans. Et pour une boîte en alu, un matériau peu sensible à la corrosion, il faut compter un peu près 100 ans.

On peut d’ailleurs se demander pourquoi tant de canettes et de boites de conserve traînent dans la nature alors même qu’il s’agit d’un déchet le plus facile à recycler… et il est moins lourd de rapporter de son pique-nique une canette vide que de l’emporter pleine !

Le briquet :

« Jetable » est un bien grand mot ! En acier et plastique, il est redoutable. En effet, il aime l’altitude. au bout de 2 ans, à 1 800 mètres d’altitude, c’est à peine s’il commence à rouiller. Quant au boîtier en plastique, il est encore intact dans 450 ans.

La bouteille en plastique :

Elle s’incruste. Oubliez-la sur le bord de la route et vous la retrouverez intacte dans 10 ans. Elle fait partie des emballages les plus résistants, tout comme les barquettes en plastique 450 ans. Stockée à l’abri de la lumière, elle peut durer des siècles.

Certains disent même qu’elle mettrait entre 100 et 1000 ans… ils doivent confondre avec les bouteilles de verre…

Mais enfin, rien ne vaut un gourde en plastique ou mieux encore en métal, c’est inusable ! Seuls défauts : il faut l’ouvrir quand on ne s’en sert pas et elle est parfois difficile à remplir sous certains robinets.

La bouteille en verre :

Ennemi N°1. Quasi in dégradable, elle caracole en tête des ennemis de la nature. On a retrouvé des morceaux de verre datant de 2000 av. J.C. La seule façon de s’en débarrasser est de la recycler. Le respect des consignes de tri permettrait d’économiser, rien qu’en France, 25 000 tonnes de pétrole car il faut autant de chaleur pour la détruite que pour la constituer !

le sac en plastique

Lors de mon seul séjour en Afrique, 5 jours comme conseillère régionale, j’ai été étonnée de voir à BAMAKO de drôles de nids… Il est vrai que c’était la nuit lors de mon arrivée !

Le lendemain matin je aperçus que c’était des sacs plastique… le fléau de l’Afrique mais aussi de nos banlieue, tuant les paysages mais surtout les vaches qui les ruminent. Le Mali cherche à les interdire. En France les Hautes Alpes les ont interdits.

Sinon 400 ans pour disparaître après avoir été utilisé pour 5 minutes… Recyclons les en poubelle que nous mettons dans le bon bac… et sinon rien ne vaut un beau panier tressé, même un sac en plastique biodégradable qui mettra 180 jours pour disparaitre de l’arbre qu’il ornera !

Et pour comprendre l’ampleur du problème pour les agriculteurs… voir mon autre article « au bord des champs »

Forum

4 Messages

  • > Nos déchets ne s’évanouissent pas dans la nature Le 15 mars 2005 à 18:43, par l’époux de la dame

    faut-il mettre des poubelles dans les parkings des forêts et autres lieux analogues où l’on voit qu’elles sont fréquemment débordantes, non relevées, dévastées par les animaux sauvages ou à deux pattes etc. dans certains coins, l’ONF les supprime, est ce bien remarque : le logiciel indique une erreur de script

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  • Utilisation du briquet ! Le 2 juin 2006 à 00:43, par Jean-Paul

    Si on utilise un briquet uniquement pour allumer un réchaud (en camping par exemple) il faut savoir qu’il suffit qu’il y ait une étincelle, par conséquent on peut le garder même quand il n’y a plus de gaz !!!

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  • Le 29 mai 2007 à 17:10, par Zine-Eddine MJATI

    Je ne signerai pas non plus le soit disant pacte de N. Hulot, car nous les Verts n’avons pas besoin de signer quelque chose qui fait partie de notre programme et que nous défondons depuis des années. Il a voulu faire une opération médiatique il a fait signé son pacte par tou(e)s les candidat(e)s mais, est ce qu’il a fait changer les politiques publiques ? Nos les élus Verts c’est notre combat au quotidien et ce depuis des années. je pense que son pacte qui n’est en réalité qu’une partie des programmes des verts, n’a pas besoin de nos signatures. Nos actions sur le terrain répondent et de belle manière à ce pacte.

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