Hélène Lipietz - Ancienne Sénatrice sénat les écologistes au sénat Qui est Hélène LIPIETZ ? Modification de la statuaire de l’hémicycle sénatorial Hélène Lipietz Image Map

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devenir consom’acteur pour préserver notre canton

mardi 15 mars 2011

Les différents Schémas Directeurs qui cadrent nos activités, sur la région, le département, le canton, pourtant fruits de longues études et de multiples tractations n’avaient pas discerné à l’époque pourtant récente de leur rédaction les problèmes désormais incontournables et prépondérants posés par le réchauffement climatique et le coût des énergies, sans compter les risques du nucléaire que pourtant les Japonais nous prétendait « résistant à tout tremblement de terre » et que notre cher Président minimise en France, parce que les nuages radioactifs comme les centrales nucléaires respectent la grandeur de la France.

De plus il est désormais impossible de camoufler l’épuisement des ressources naturelles, la contamination chimique des sols, de l’air, de l’eau, des aliments et des organismes. Ce sont là les conséquences réelles de notre mode de vie.

Il est des donnes nouvelles qui induisent des comportements nouveaux.

de l’individu au citoyen, vers le consom’acteur

L’individu, en période électorale, redevient le citoyen mais pour déléguer alors par son vote le pouvoir de décisions qui par manque d’une démocratie plus participative vont lui échapper. Le reste du temps il n’est plus considéré que comme consommateur.

Or, nos actes individuels en tant que consommateur, au quotidien, sont au cœur de choix qui ne dépendent que de nous, pas de décisions politiques de planification. Leur impact considérable si l’on y réfléchit bien est de notre seule responsabilité. Il faut être conscient en effet que le consommateur que nous sommes tous est au bout d’une filière de production puis d’un mode de distribution. Son choix des produits et l’argent qu’il apporte par son acte d’achat, cautionne, soutien et finance cette filière, son impact, – ou pas.

Ainsi, nos choix quotidiens, multipliés par le grand nombre que nous sommes désormais déterminent le monde dans lequel nous vivons.

Qu’il s’agisse de la construction, l’entretien et l’aménagement de nos maisons, de nos cosmétiques, de nos textiles, de nos appareils ménagers, de notre alimentation, leur mode de production et de distribution, leur importation de plus en plus fréquente sont désormais à prendre en compte en fonction de l’impact qu’ils ont sur notre environnement notre santé notre avenir. C’est la grande puissance du nouveau consom’acteur qui consomme moins car le pouvoir d’achat n’augmente pas mais qui consomme mieux.

Ce pourrait être une définition de la notion de développement soutenable qui paraît encore abstraite à beaucoup, y compris par nos hommes politiques locaux : moins et mieux, en tout.

les commerces de nos villes, un sourire de plus

Il en est ainsi de la disparition des commerces de nos villes. Ils ont fermé car nous avons trouvé plus commode, moins cher, de nous transporter en voiture vers le Super, sinon plus loin encore vers l’Hyper.

Et bien je vous invite quand bien même ce commerçant local serait plus cher à déduire désormais de la note, non seulement le coût du trajet, mais également son impact CO2 pour vous redonner et lui redonner le sourire. Et quel plaisir de déguster les plats préparés par nos commerçants et non par des usines, les viandes, les fruits choisis par nos commerçants et non par l’économie de marché…

un choix de vie facile à mettre en œuvre

être membre d’une AMAP

Aujourd’hui il est aussi possible d’influer sur l’économie et de dire non au « tout consommer, tout consommatrice-teur, tout bénéfice pour les entreprises ».
En faisant un geste simple : devenir membre d’une AMAP : association pour le ; maintien d’une agriculture paysanne. Il y en a une près de chez vous : Melun avec « Melun aux quatre saisons » ; Vaux le Pénil avec « les paniers de Vaux », Dammarie-les-Lyset j’en oublie certainement.

Les légumes sont produits à moins de 30 km de chez nous, en Seine et Marne, dans la plaine de Barbison, haut lieu du bio maraichage.

C’est sympa, cela fait découvrir de nouveaux légumes (ah la purée de panets et les rutabagas, les courges et autres potirons…) et permet de s’impliquer dans l’agriculture locale.

choisir une énergie responsable

aujourd’hui EDF produit d’abord de l’électricité d’origine nucléaire dont le développement a été permis grâce au financement de la recherche fondamentale par nos impôts…

Mais EDF ne sait toujours pas que faire des déchets d’origine nucléaire, pas plus que la compagnie Italienne… Alors on les transporte d’un pays à l’autre, d’Italie à la Hague et retour, sans en avertir les citoyens des territoires traversés par ces convois dangereux, y compris la Seine et Marne.

Que ce serait-il passer si un de ces convois s’était renversé sur une des nombreuses voies qui bordent notre canton ?

Il est possible de dire non à l’énergie nucléaire :
- d’abord en réduisant sa consommation parce que la moins polluante des énergies c’est l’énergie qu’on ne consomme pas. il ne s’agit pas de lire dans le noir, d’ailleurs avec la vieillerie je n’arrive plus à lire dans la pénombre, même avec des lunettes :-). mais d’apprendre à gérer la lumière : on n’a pas besoin de la même quantité de LUX (et non de Luxe), dans son débarras que dans son salon, en éteignant les veilleuses grâce à une multiprise centralisatrice…
- en choisissant des énergies douces et renouvelables quand on en a la possibilité : un foyer labellisé « flamme verte » permet d’économiser 700 euros d’électricité pendant un hivers très froid comme celui de 2009-2010…
- en achetant son électricité auprès d’un revendeur qui investit dans l’électricité non nucléaire et ne se contente pas d’acheter des compensations carbone comme le font de nombreuses sociétés, y compris EDF, qui vous font croire que c’est la même démarche.

Actuellement seule ENERCOOP, coopérative de production et de vente d’énergie d’origine non nucléaire propose un tel service : de l’électricité 100% non nucléaire. Mon bureau d’avocate est ainsi à Enercoop depuis l’origine de ce réseau et pour un surcoût de 5 euros par mois…

Mais quel soulagement de me dire aujourd’hui que je ne suis pas responsable des horreurs de l’énergie nucléaire.

article de Dominique TERRASSE, mon suppléant sur le canton de la Chapelle la reine au dernières cantonales actualisé _

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